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Quand je mets mes deux lèvres Sur tes lèvres suaves, Je sens monter ta fièvre, Et la rougeur des laves;
Un arôme de fleurs Envahit mes poumons, Et un goût de splendeur Enivre ma raison.
Et je me sens perdu Entre adorat et sens, Car les deux sont pourvus De baume et d'essence.
Mais tes lèvres rosaces Attirent mon élan; Beaucoup de miel s'entassent Après ce paravent.
Et ta langue fugace N'attend qu'une lueur, Pour se nouer en grâce A la mienne en fureur;
Et le ton de tes souffles Envahit mes oreilles; Un tendre chant camouflent Tes désirs qui s'éveillent.
Je n'ai jamais su où Par quel bout commencer? Mais grâce à tes doigts doux , Tu guides mes lancées.
Et parfois tes murmures Maquillent un désir, D'un élan ou posture, Que tu aimes subir.
Je suis ton serviteur, Un amant attentif A tes souhaits et heurs formels ou inductifs.
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